- Complicités féminines -

Entre érotisme ambigu et voyeurisme absolu, instantané cru et esthétisation fétichiste: une anthologie de la représentation féminine, en couple ou en groupe

23-07-2006

Avec les femmes, la publicité voit double...

source : http://www.strategies.fr/archives/1328/132802201/

STRATÉGIES 1328 du 27/05/2004 (page 22)

AbercrombieAmies ou soeurs jumelles, complices ou amantes... les mises en scène de duos féminins abondent. Souvent provocante, totalement émancipée de la tutelle masculine, la féminité se porte mieux à deux.

 

Le duo de femmes connaît actuellement ses heures de gloire publicitaire, sur le mode « soeurs jumelles » ou couple de clones féminins, comme dans les dernières campagnes des marques Levi's, Miu Miu et Prada. À tel point que le magazine Elle consacrait dans son numéro du 10 mai dernier la copine-frangine ou la jumelle-clone comme « l'accessoire tendance » de l'été. Selon Thomas Jamet, planneur stratégique chez Carat, « la mise en scène de la gémellité fait écho à la quête de l'alter ego féminin. Elle est signe d'accomplissement, révélateur et miroir de la beauté ». Pour Françoise Riera-Dabo, consultante au planning stratégique de l'agence, « le duo, c'est moi puissance deux. En mettant en scène des doubles ou des clones de soi, on élargit son propre territoire d'expression et donc de liberté. Paradoxalement, on présente un duo, mais le ressort de la publicité, qui met en scène des femmes clones ou jumelles, est en fait ultra-individualiste. »

Prada[Prada a opté pour le cliché de la gémellité, la plus subtile manière de célébrer l'ultra-individulisme : chacun sert de révélateur et de miroir à l'autre.]

Un stéréotype « porno chic » ?

Si le duo de jumelles tend à supplanter dans les représentations publicitaires le couple homme-femme ou mère-enfant (par exemple dans la campagne du Comptoir des cotonniers), on voit aussi émerger des représentations de couples de femmes jouant sur le brouillage des codes de la sexualité. Depuis l'année 2000, marquée par le lancement sulfureux de la campagne de communication de Dior, déclinant les visuels de deux femmes enlacées, les représentations de couples de femmes sont systématiquement associées à la tendance controversée du « porno chic ». Dior ou encore Diesel misent ainsi sur un grand classique des fantasmes de la population masculine hétérosexuelle. L'identité de marque repose alors sur l'évocation d'une sexualité féminine débridée, exhibée, voire préjudiciable pour l'image des femmes en général. « Quoi de plus sulfureux pour réveiller une marque vieillissante ? », observe Christophe Wilmart, directeur de l'agence Les uns les autres, pour qui le porno chic relève d'un cruel manque d'imagination créative.


Néanmoins, un tour d'horizon des créations publicitaires presse et affichage en Europe et aux États-Unis permet de constater que le couple de femmes ne joue pas systématiquement sur des stéréotypes dégradants. Cette vogue n'est d'ailleurs pas l'apanage des seules marques du luxe et du prêt-à-porter, ni du marketing gay, qui cible presque exclusivement les hommes. Tous pays confondus, les marques mettant en scène des couples de femmes dans leurs visuels de communication commerciale ou institutionnelle appartiennent à des secteurs aussi divers que la banque et les assurances, le tourisme et les loisirs, les alcools, l'automobile, le prêt-à-porter ou les produits de grande consommation (lire l'encadré en page 23).

Cartier[Cartier met en scène la star du rock Melissa Etheridge et sa compagne pour mieux s'émanciper de la femme-objet...]

Le couple de femmes peut aussi se faire le relais de valeurs positives telles que la complicité, l'intimité, la séduction dans une version « soft » et ludique (par exemple dans le visuel de la campagne Sisley). Dans ses plus belles incarnations, comme la dernière campagne américaine de Cartier représentant la star du rock Melissa Etheridge et sa compagne Tammy Lynn Michaels, le couple de femmes est l'expression d'un éros féminin émancipé de la tutelle masculine, loin du cliché décrié de la femme-objet. « À partir du moment où la publicité représente le couple homosexuel, celui-ci est de fait reconnu dans la société qui, consciemment ou inconsciemment, l'accepte comme l'une de ses composantes », souligne Régine Corti, organisatrice du premier salon gay et lesbien Rainbow Attitude, qui connaîtra sa seconde édition en novembre prochain. Alyette Defrance, directrice du planning stratégique de Publicis Dialog, analyse quant à elle ces représentations comme une nouvelle vision de la femme, s'inscrivant clairement dans une logique de grande transformation sociohistorique : « La femme est devenue maîtresse de son corps, en dissociant reproduction et sexualité, depuis la loi sur l'avortement de 1975 et la généralisation de la pilule et des contraceptifs. Dès l'instant où la sexualité se pense indépendamment de la procréation, le plaisir sexuel de la femme peut être évoqué. De manière d'autant plus forte et provocante qu'il s'agit de couples de femmes. »


Kenar
[..tandis que les vêtements Kenar prennent soin de donner des attributs masculins à l'un de ses mannequins. Une façon détournée de préserver l'ordre social.]

L'homme n'est jamais loin

Ces images, qui misent en apparence sur la ficelle créative de la transgression des normes sociales en matière de rapports au sexe, peuvent même véhiculer un imaginaire du couple plutôt normatif : on y retrouve les codes traditionnels des rôles sociaux masculin et féminin. C'est le cas des publicités dites « hétérogenrées » mettant en scène deux femmes dont l'une se voit attribuer certains codes esthétiques et vestimentaires plutôt masculins, tandis que l'autre possède tous les attributs de la féminité. Exemple, la publicité pour la marque d'alcool Cutty Sark (Espagne) ou de prêt-à-porter Kenar (États-Unis). C'est ainsi qu'en jouant sur l'ambiguïté des codes cosmétiques et ornementaux du genre féminin et masculin, le modèle de la dernière campagne pour Chaumet (Stella Tennant) semble séduire son double masculin dans un jeu de face-à-face. « En fait, personne ne se pose véritablement la question de savoir ce qu'est une femme en dehors de son rapport à l'homme. Il semble que la féminité dans la création publicitaire ne puisse se concevoir en dehors de l'étreinte ou de la relation narcissique à soi-même », conclut Anne Meaux, consultante en innovation et stratégies de marques.


11642 En savoir +

> www.commercialcloset.org
> www.media-g.net
> Les Deux Amies. Essai sur le couple de femmes dans l'art, de Marie-Jo Bonnet, Éditions Blanche, 25 E.

Stéphanie Kunert et Valérie Mitteaux

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13-07-2006

Met-Art : Morceaux choisis...

Il y aura toujours des détracteurs de ce genre de sites (et de démarches), mais les photos publiées sur Met-Art, qu'elles soient kitshissimes ou terriblement envoûtantes (l'un n'empêchant pas l'autre), restent souvent parmi les plus délicates de ce type de production photographique "en série"... et à but lucratif, ne l'oublions pas...

 

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Contactez-moi si vous souhaitez recevoir ces photos dans leur taille originale.

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03-02-2006

Dossier spécial Maisons closes

Rendez-vous sur Complicités féminines 2...
pour admirer des oeuvres de Picasso, Renoir, Toulouse-Lautrec...

 

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22-01-2006

Dossier spécial : Picasso

Un dossier spécial Picasso sur Complicités féminines 2: 6 illustrations inédites.
Cliquez ICI

picasso_deux_femmes_et_mod_le

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21-01-2006

Complicité et amour au féminin à la Renaissance

Extrait d'un entretien avec Marie-Jo Bonnet, la spécialiste française de l'histoire des relations entre femmes.

vasari_pers_e___androm_de"À partir du XVIe siècle, et sur l'exemple de Sappho, on voit donc apparaître des figures qui vont transgresser le modèle patriarcal et essayer de vivre une véritable pratique amoureuse entre femmes ?

M.-J. B. - Oui, et ce qui est très intéressant, c'est de découvrir le lesbianisme dans deux classes sociales, très éloignées l'une de l'autre. La première est l'aristocratie, où règne une liberté assez grande, beaucoup plus grande qu'aux xviie et xviiie siècles ; Brantôme, avec ses Vies des Dames Galantes, est le principal observateur de ce phénomène. Il raconte énormément d'anecdotes sur les « dames qui font l'amour et leurs maris cocus ». Mais Brantôme, en dépit de toutes ses informations, conclut son livre en affirmant que les femmes ne se servent de ces plaisirs que comme amuse-gueule, car rien ne vaut le plaisir donné par l'homme. Dans l'aristocratie, bien sûr, toutes les femmes devaient se marier et faire des enfants pour transmettre le patrimoine, ce qui ne les empêchaient pas d'être relativement libres dans un cadre de privilège aristocratique.


bernard_palissy_diane_callisto1La seconde, et c'est la découverte la plus intéressante, est la classe paysanne. Des femmes s'y sont mariées entre elles. Deux informateurs rapportent ces faits. D'une part Montaigne, dans son Voyage en Italie, qui raconte que sept ou huit filles ont été pendues parce qu'elle s'habillent en homme et préférent vivre leur vie de par le monde plutôt que de se remettre en état de fille. C'est dans Montaigne, que tout le monde a lu ! C'est dire à quel point les historiens ne trouvent que ce qu'ils cherchent. Montaigne raconte qu'une de ces filles, qui s'appelait Marie et gagnait sa vie au métier de tisserand, avait rencontré une femme et l'avait épousée, habillée en homme. Dénoncée, elle a été arrêtée, jugée et pendue. Sa compagne n'a pas été inquiétée ; elle n'avait pas d'importance puisque femme, elle ne transgressait pas son rôle. Qu'elle ait consenti à ce mariage en connaissance de cause n'a pas été retenu contre elle. Au xvie siècle, en même temps que l'humanisme, il se met en place une hiérarchisation des sexes. Cette hiérachie existe encore aujourdhui dans les mentalités, malgré les principes démocratiques.

diane_venus_benedetto_veli- Trouve-t-on des paroles féminines au XVIe siècle ?

M.-J. B. - Oui. Louise Labé et son amie Clémence de Bourges. J'ai également trouvé un poème de Pontus de Tyard appelé Élégie d'une dame énamourée d'une autre dame. Ce poème, de trois ou quatre pages, mériterait une analyse fouillée. Mais c'est au xviie siècle que l'on trouve les premiers vrais écrits."

Retrouvez l'intégralité de l'entretien en cliquant ICI.

L'homosexualité féminine illégale...

jupiter_callisto_primatice_milan1Jean Papon est le compilateur du Recueil d'arrests notables des cours souveraines de France (Paris, 1565). Je cite sans embage le passage du livre Sœur Benedetta, entre sainte et lesbienne par Judith C. Brown qui reprend elle-même Jean Papon et l'article de L. Crompton, "The Myth of Lesbian Impunity : Capital Laws from 1270 to 1791" du Journal of Homosexuality, 6, automne-hiver 1980-1981, pp.11-25. Sous la rubrique "De luxure abominable", et flanqué de la sentence marginale "Femme luxuriant avec une autre femme doit mourir", Jean Papon cite l'unique cas de deux amies qui l'ont échappé belle en 1533, grâce à l'insuffisance des témoins à charge :

pietro_liberi_dit_libertino_deux_femmes_s_embrassant

« Deux femmes se corrompans l'une l'autre ensemble sans masle, sont punissable à la mort : & est ce delict bougrerie, & contre nature, L. foedissimam. in princip. Selon l'une des lectures d'Accurse. C. de aldulter. Cyn. Tient ceste interpretation, dit qu'il se trouve femmes tant abominables, qu'elles suyvent de chaleur autres femmes, tout ainsi ou plus, que l'homme la femme. Et de ce furent accusées Françoise de l'Estage, & Catherine de la Maniere. Contre elles y eut tesmoins ; mais pour autant qu'ils estoient valablement rapprochez, l'on ne peut [put] sur leur deposition les condamner à mort. Et seulement pour la gravité du delict furent prinses les depositions pour indices, & sur ce lesdites femmes condamnees à la question par le Seneschal des Landes, & par arrest depuis eslargies. »

pollaluolo_sappho061Sappho vue par André Thévet

" Sapho surnommée Lesbia, du lieu de sa naissance, (sçavoir de l'Isle de Lesbos, dicte de Methelin, située en l'Archipelague, & usurpée par les Turcs sur les Venitiens depuis cinquante ans) est l'une des premières qui à praticqué cette science, & par moyen acquis en ses jours si loüable renom, que les Romains erigerent en memoire d'elle une statuë de Porphire richement ouvrée. Strabon mesmes faict tel cas d'elle, qu'il tient qu'il n'y a femme qui luy puisse estre parangonnée pour le faict de la Poësie, ce qu'Eustathius a aussi approuvé en ses commentaires de Dionysius. Et de faict bien peu de sortes de carmes se trouveront, où elle n'ait esté fort excellente. Cela m'a induict à representer son pourtraict, que j'ay tiré d'une Medale antique par moy apportée de la mesme Isle : la pareille de laquelle fut donnée avec plusieurs autres, au Baron de la Garde, lors Ambassadeur pour le Roy de France en Constantinople, par le premier Medecin de Sultan Soliman. Elle estoit fort experte en la composition des vers Lyriques : ce qu'elle a demonstré en plusieurs Epigrammes, Elegies, & plusieurs autres livres, la plus-part desquelz ont esté traduictz de Grec en Latin : & les autres ont esté perduz par la negligence de noz ancestres, ou bien par la destruction tant des citez & villes d'Italie, que de l'Isle Lesbienne. Elle inventa aussi une sorte de vers, qu'on appelle Sapphiques, à cause de son nom.
[…]
Compaignes de Sappho.

Ce qui a donné couleur à cette supposition, est qu'on lit qu'elle eut pour amyes & compaignes quelques femmes, à sçavoir Anagore, Milesienne, Gongyle de Colophon, Eunique de Salamis, Erymne & plusieurs autres: mais qui voudroit de là tirer quelque presumption du crime detestable à elle imposé, faudroit par mesme moyen confesser que l'autre Sappho, qui avoit aussi bien des compaignes que nostre Lesbienne, seroit coulpable d'une telle & si execrable abomination, & generalement toutes les femmes qui se trouvent en bandes & compaignies. C'est doncques faire tort à nostre Sappho, ainsi la calanger mal à propos, sans deuë & legitime occasion, puis que le divin philosophe Platon a eu en singuliere admiration tant la dexterité & vivacité d'esprit, dont elle estoit doüe, que la profonde sagesse, qui la faisoit resplendir tant par dessus le reste des femmes que des hommes, quelques habiles qu'ilz fussent."

Thévet André : les vrais pourtraits et vies des hommes illustres grecs, latins et payens, recueilliz de leurs tableaux, livres, médales antiques et modernes A Paris par la veuve I. Keruert et Guillaume Chaudiere Rue St Jacques 1584 Avec privilèges du Roy, Réf B.N.F. Microfilm M-16932.

Illustrations: 1) Persée délivrant Andromède, par G. Vasari (regarder le détail en bas à droite); 2) Jupiter déguisé en Diane et Callisto, par Bernard Palissy; 3) Jupiter déguisé en Diane et Callisto, par B. Veli; 4) Jupiter déguisé en Callisto, par Milan, d'après Primatice; 5) Deux femmes s'embrassant, par P. Liberi; 6) Sappho, par Pollaiolo.

Lire également le dossier spécial Callisto publié sur Complicités féminines.

Pour en savoir plus, consulter également L'Homosexualité dans l'imaginaire de la Renaissance, par Guy Poirier.

poirier_guy_livre_homosexualit__renaissance

Posté par mariontania à 10:30 PM - Dossier spécial - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11-01-2006

Louis Icart

louis_icart_montecarlo

Un dossier spécial en anglais, simplement parce que je n'ai pas trouvé suffisamment de sources françaises sur ce graveur, manifestement plus connu outre-atlantique qu'en France.

Louis Justin Laurent Icart
1888-1950

Louis Icart was born in 1888 in Toulouse, France. He began drawing at an early age. His move to Paris is believed to involve his aunt, she owned a fashionable millinery shop called Maison Valmont. While visiting the Icart family saw young Louis’ work, was very impressed, and brought him to the Paris.

louis_icart_berceuse_de_mnasidikaIcart started his career in a studio that produced sexy postcards of the type the French were famous. His first job was to make copies of existing images, but he soon began designing original works. He successfully submitted his original works to magazines and was commissioned to design covers for La Critique Théâtrale.

louis_icart1Icart enjoyed rapid acceptance as an illustrator of catalogues for fashion houses, and in 1913 he was invited to exhibit at the Salon des Humoristes.
The tradition of fine art etchings of beautiful women became popular in France with artists like Paul-César Helleu and Manuel Robbe. Icart learned the technique of etching on copper and took the art to new heights. Combing his understanding of fashion, his obvious love of beautiful women, and understanding the commercial value of his work Icart became one of the most popular artists of his time.

louis_icart41Icart met his second wife Fanny in 1914; she became his most popular model. She was an artist in her own right and a ravishing blonde beauty. He was drafted into the military in World War One; he became a pilot and flew combat missions. He sketched constantly during the war and did many etchings with patriotic themes.

louis_icart_2Icart is known worldwide for his etchings, it is believed he created more than 500 etchings in his lifetime. He also illustrated more than thirty books, many extremely erotic, and became an accomplished painter as well. He had several distinctive styles over the years, which are mostly expressed in his color palette. Many of his early paintings are moody, with use of browns, gold, and reds. As the times became brighter so did his paintings. In 1920 he exhibited at Galerie Simonson in Paris, and received mixed critical revues. Icart’s work was influenced by the Impressionists, like many other painters he took what he needed from them and used it in communicating his own vision of his times. His paintings are very personal and less commercial than his etchings; they were created for his own pleasure and not specifically intended to reach a large public audience. He exhibited frequently in Parisian galleries and several times in New York.

louis_icart_3In 1922 Louis and Fanny Icart traveled to New York City for his first American exhibition. The exhibition was at Belmaison a gallery at John Wanamaker’s department store, and the exhibit later moved to Wanakamers in Philadelphia. He exhibited fifty oil paintings, and was met with mixed reviews.

louis_icart_laughingbuddha In 1932 the Louis Icart Society, an organization created to market his etchings, exhibited a collection of paintings called “Les Visions Blanches.” They were shown at the Metropolitan Galleries in New York, many of the canvases were subjects similar to his popular etchings. Because Icart himself did not attend the exhibition it did not attract much publicity.

louis_icart_l_amie_complaisante_selenisAfter the German invasion in 1940, Icart turned to a more serious subject. Her executed a series of paintings documenting the horrors of the occupation. This collection was called L’Exode, Icart like many of his countrymen fled Paris; these works chronicle that exodus. In the 1970s, when a renewed interest in Icart’s work was taking hold, a group of these paintings, along with several large earlier works were discovered in an attic storage facility of a Paris art academy, a sort of graveyard of forgotten art.

louis_icart_heure_du_bainIcart captured the romance of Les Années Folles. His unabashed eroticism, and his incredible prolific nature gained him world renown and made him quite wealthy. From 1930 he lived in a magnificent house in Montmartre with a breathtaking view of Paris.

louis_icart_le_secret1With the resurgence of interest in the Art Deco period, Icart’s works have enjoyed an unprecedented revival. There are several books in print on the artist. Louis Icart is one of the most recognized artists specifically identified with Art Deco, he is included in this collection in order to draw attention to his paintings, any collection of works of this period would be lacking without Icart’s inclusion.

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Mulholland Drive

Réduire Mulholland Drive à une histoire d'amour entre deux filles, c'est à coup sûr passer à côté de ce petit chef-d'oeuvre.
Le dernier film de David Lynch, sorti il y a déjà quelques années, est construit comme un polar, autour de deux personnages principaux, dont l'un est une jeune provinciale blonde qui rêve d'être actrice à Hollywood, campée par Naomi Watts, et l'autre une jeune femme brune, énigmatique, campée par Laura Elena Harring.
David Lynch filme la rencontre fortuite des deux jeunes femmes et la manière dont leurs destins respectifs vont en être affectés. Pour ceux qui n'auraient pas encore vu le film, je n'en dis pas plus.

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Pour ceux qui l'ont déjà vu, je tiens simplement à dire qu'il ne faut pas sys-té-ma-ti-que-ment chercher un sens, une logique ou une intrigue aux films de Lynch. La logique, c'est justement qu'il n'y en a pas, puisque Lynch lui-même n'est pas en mesure de la formuler. Son univers est métaphorique: c'est un théâtre de marionnettes où spectateurs et personnages se font, de toute manière, manipuler jusqu'au malaise.

La scène d'amour magnifique (peut-être superflue?) du film, mettant en scène les deux jeunes femmes (sans aucune vulgarité), coïncide avec un point de non retour : une sorte de fusion des deux personnages, qui s'admirent et s'aiment mutuellement, au point, d'ailleurs, de vouloir échanger leurs identités... La musique envoûtante d'Angelo Badalamenti contribue sans doute à faire de cette scène (que certaine filles autour de moi ont quand même qualifié de "malsaine"!!!) une réussite... Mais tout est subjectif...

Une deuxième scène, plus provoquante, intervient vers la fin du film, qui marque la fin de l'entente entre les deux jeunes femmes. Ensuite, l'intrigue perd en cohérence (apparente) et le dénouement s'accélère...

Voir la deuxième scène (format compressé) : Mulholland_Drive.wmv

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07-01-2006

Les dessins de Camille

Le blog de Camille vous réserve des surprises: l'érotisme croqué par une artiste pleine de mordant, d'ironie et de poésie... Visitez son blog !

Vous pourrez voir d'autres de ses dessins sur Complicités féminines 2.

 camille10

Vivement Pâques...

camille

La liberté de ton de ma cousine Aglaë choquait la plupart des membres de notre famille si bourgeoise.

camille_4

Nora ne pouvait pas s'empêcher de se demander si Marie-Chloé était encore vierge.

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Mais voyons Jean-Pierre, arrête de dire des bêtises! Comment pourrais-je faire l'amour avec un autre homme que toi ?!

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01-01-2006

Dossier spécial : Fassbinder (Les Larmes amères de Petra von Kant)

fassbRainer Werner Fassbinder, fut un créateur à part. Mort à 37 ans en 1982, il a réalisé une quarantaine de films et écrit une dizaine de pièces qui ont marqué le répertoire contemporain. Toujours sulfureux et provocateur, on pourrait le décrire comme un Pasolini allemand. Son écriture sans concession jette à la face de la société contemporaine - celle de la RFA des années 70 - ses travers et ses violences cachées.

sans_titre_9Anti-théâtre
En 1968, il fonde l'Antitheater. Tout un programme. C'est pour cette troupe qu'il écrit, entre autres, Les larmes amères de Petra von Kant. En 1971, la troupe est dissoute. Après cela, Fassbinder se consacre exclusivement au cinéma, adaptant certaines de ses pièces et réalisant des films toujours dérangeants. Ce qu'on redoute parfois dans le théâtre contemporain, c'est l'aridité de la langue et une narration (trop) expérimentale. Mais ce n'est pas le cas ici : on suit l'histoire sans effort, la langue est accessible, contemporaine, elle sait même être vulgaire ou violente pour faire réagir les spectateurs.
sans_titre_1Car c'est de cela qu'il s'agit. Fassbinder veut frapper ses spectateurs, leur crier ce qu'il pense des rapports humains, qui, sous des atours policés, sont souvent régis par la force et la domination de l'autre. Or, dans le discours des féministes extrêmistes américaines, la violence et la domination sont le propre de la masculinité. C'est donc dans un univers strictement féminin que Fassbinder nous plonge avec les Larmes amères, pour nous montrer que la domination n'en est pas absente.

sans_titre_3L'amertume de Petra
Petra est une styliste à succès. Elle vit avec Marlène, sa secrétaire, sa femme à tout faire qui dessine également les modèles à la place de Petra. Ne prononçant jamais un mot, celle-ci lui obéit au doigt et à l'oeil avec une dévotion incroyable. Petra a avec Sidonie, sa "meilleure amie", des rapports tendus, dans lesquels l'obligation sociale semble avoir pris le pas sur l'affection depuis longtemps.
sans_titre_41Elle présente Karine à Petra qui en tombe follement amoureuse. A partir de là, l'amour de Karine va faire souffrir Petra, la torturer jusqu'au désespoir le plus total. Buvant de plus en plus, celle-ci s'en prendra alors à son entourage, sa mère et sa fille rejoignant alors le clan des souffre-douleurs.
(
source du texte de présentation)

sans_titre_2Le provocateur que fut tout au long de sa carrière Rainer Werner Fassbinder n'a eu de cesse de critiquer les fondements de la société allemande. Thomsen démontre avec acuité comment cette attitude critique a grandement contribué à alimenter toute la controverse autour de Fassbinder qui, de son vivant, eut peut-être davantage de détracteurs que d'admirateurs.
sans_titre_5Cela est dû en grande partie aux rapports de domination fortement teintés de masochisme que présentent la plupart des films du réalisateur. Les féministes ont vivement attaqué Les larmes amères de Petra von Kant sous prétexte que les relations entre femmes étaient strictement abordées sous l'angle de la dépendance affective et de la victimisation.
sans_titre_7Pour mieux illustrer les rapports de domination qu'on trouve dans l'œuvre de Fassbinder, Thomson étudie le motif iconographique des poupées (dolls) et des mannequins (dummies) présent dans plusieurs films, et qui sont autant d'accessoires de mise en scène apparaissant comme le prolongement de la figure du miroir :
sans_titre_10« Fassbinder often comments on the situation of a film character by doubling the character with a plaster figure or a statue. Sometimes, the dummies also function as projection surfaces for parts of the psyche, of dreams and longings, or they show how we treat one another : not as human beings with a soul and reason, but as commodities.
sans_titre_81The mannequins in The Bitter Tears of Petra von Kant are often arranged so as to say something about Petra's relationship to her surroundings ; Petra's girlfriend gives her a doll, which is supposed to replace the lost lover, while her maid's make-up turns her into a living doll, and she is treated as such.
»
(
source du texte)

Pour en savoir plus sur la production de l'artiste, sans_titre_11Rainer Fassbinder.net

(les captures DVD ont été réalisées par mes soins !!)

Posté par mariontania à 11:44 AM - Dossier spécial - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22-12-2005

Dossier spécial : Paul Delvaux

delvaux_o__la_ville_commence

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delvaux_les_confidences

delvaux_femmes_nues 

Posté par mariontania à 12:54 PM - Dossier spécial - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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