13-12-2008
Narcissisme et lesbianisme

Fischerbessi : Diana at the Mirror (via Deviantart)
Jean-Marc Millière

Rainer Fassbinder : Les Larmes Amères de Petra Von Kant
Filip Naudts : Debby
Pour explorer le sujet :
Marie Couillard : La Lesbienne selon Simone de Beauvoir et Nicole Brossard: identité ou figure convergente?
Otto Rank : Narcissisme féminin et homosexualité
04-12-2008
Audrey Kawasaki
Two Sisters

After it is done
Oasobi
Mia & Mai
Octogirls
Tempt
Untitled

Audrey Kawasaki est une jeune artiste américaine d'origine japonaise. Adepte de la peinture à l'huile, elle utilise aussi bien d'autres techniques.
Son site permet de découvrir également ses carnets de dessins, et une vaste sélection de ses oeuvres.
Un univers envoûtant où règne une éternelle jeunesse, qui caractérise les traits féminins des jeunes femmes (filles) et jeunes hommes (garçons). Une réinterprétation très personnelle de l'Art Nouveau, de l'art de Balthus et de l'univers du manga.
Une proportion importante de sa production revisite les grands thèmes récurrents que j'ai pu évoquer dans mon blog (les deux amies, la sororité, la femme et son double, l'idylle buccolique...).
23-07-2006
Avec les femmes, la publicité voit double...
source : http://www.strategies.fr/archives/1328/132802201/
STRATÉGIES 1328 du 27/05/2004 (page 22)
Amies ou soeurs jumelles, complices ou amantes... les mises en scène de
duos féminins abondent. Souvent provocante, totalement émancipée de la
tutelle masculine, la féminité se porte mieux à deux.
Le duo de femmes connaît actuellement ses heures de gloire publicitaire, sur le mode « soeurs jumelles » ou couple de clones féminins, comme dans les dernières campagnes des marques Levi's, Miu Miu et Prada. À tel point que le magazine Elle consacrait dans son numéro du 10 mai dernier la copine-frangine ou la jumelle-clone comme « l'accessoire tendance » de l'été. Selon Thomas Jamet, planneur stratégique chez Carat, « la mise en scène de la gémellité fait écho à la quête de l'alter ego féminin. Elle est signe d'accomplissement, révélateur et miroir de la beauté ». Pour Françoise Riera-Dabo, consultante au planning stratégique de l'agence, « le duo, c'est moi puissance deux. En mettant en scène des doubles ou des clones de soi, on élargit son propre territoire d'expression et donc de liberté. Paradoxalement, on présente un duo, mais le ressort de la publicité, qui met en scène des femmes clones ou jumelles, est en fait ultra-individualiste. »
[Prada a opté pour le cliché de la gémellité, la plus subtile manière de
célébrer l'ultra-individulisme : chacun sert de révélateur et de miroir
à l'autre.]
Un stéréotype « porno chic » ?
Si le duo de jumelles tend à supplanter dans les représentations
publicitaires le couple homme-femme ou mère-enfant (par exemple dans la
campagne du Comptoir des cotonniers), on voit aussi émerger des
représentations de couples de femmes jouant sur le brouillage des codes
de la sexualité. Depuis l'année 2000, marquée par le lancement
sulfureux de la campagne de communication de Dior, déclinant les
visuels de deux femmes enlacées, les représentations de couples de
femmes sont systématiquement associées à la tendance controversée du «
porno chic ». Dior ou encore Diesel misent ainsi sur un grand classique
des fantasmes de la population masculine hétérosexuelle. L'identité de
marque repose alors sur l'évocation d'une sexualité féminine débridée,
exhibée, voire préjudiciable pour l'image des femmes en général. « Quoi de plus sulfureux pour réveiller une marque vieillissante ? »,
observe Christophe Wilmart, directeur de l'agence Les uns les autres,
pour qui le porno chic relève d'un cruel manque d'imagination créative.
Néanmoins, un tour d'horizon des créations publicitaires presse et
affichage en Europe et aux États-Unis permet de constater que le couple
de femmes ne joue pas systématiquement sur des stéréotypes dégradants.
Cette vogue n'est d'ailleurs pas l'apanage des seules marques du luxe
et du prêt-à-porter, ni du marketing gay, qui cible presque
exclusivement les hommes. Tous pays confondus, les marques mettant en
scène des couples de femmes dans leurs visuels de communication
commerciale ou institutionnelle appartiennent à des secteurs aussi
divers que la banque et les assurances, le tourisme et les loisirs, les
alcools, l'automobile, le prêt-à-porter ou les produits de grande
consommation (lire l'encadré en page 23).
[Cartier met en scène la star du rock Melissa Etheridge et sa compagne pour mieux s'émanciper de la femme-objet...]
Le couple de femmes
peut aussi se faire le relais de valeurs positives telles que la
complicité, l'intimité, la séduction dans une version « soft » et
ludique (par exemple dans le visuel de la campagne Sisley). Dans ses
plus belles incarnations, comme la dernière campagne américaine de
Cartier représentant la star du rock Melissa Etheridge et sa compagne
Tammy Lynn Michaels, le couple de femmes est l'expression d'un éros
féminin émancipé de la tutelle masculine, loin du cliché décrié de la
femme-objet. « À partir du moment où la publicité représente le
couple homosexuel, celui-ci est de fait reconnu dans la société qui,
consciemment ou inconsciemment, l'accepte comme l'une de ses
composantes », souligne Régine Corti, organisatrice du premier
salon gay et lesbien Rainbow Attitude, qui connaîtra sa seconde édition
en novembre prochain. Alyette Defrance, directrice du planning
stratégique de Publicis Dialog, analyse quant à elle ces
représentations comme une nouvelle vision de la femme, s'inscrivant
clairement dans une logique de grande transformation sociohistorique : «
La femme est devenue maîtresse de son corps, en dissociant reproduction
et sexualité, depuis la loi sur l'avortement de 1975 et la
généralisation de la pilule et des contraceptifs. Dès l'instant où la
sexualité se pense indépendamment de la procréation, le plaisir sexuel
de la femme peut être évoqué. De manière d'autant plus forte et
provocante qu'il s'agit de couples de femmes. »
[..tandis que les vêtements Kenar prennent soin de donner des attributs
masculins à l'un de ses mannequins. Une façon détournée de préserver
l'ordre social.]
L'homme n'est jamais loin
Ces images, qui misent en apparence sur la ficelle créative de la
transgression des normes sociales en matière de rapports au sexe,
peuvent même véhiculer un imaginaire du couple plutôt normatif : on y
retrouve les codes traditionnels des rôles sociaux masculin et féminin.
C'est le cas des publicités dites « hétérogenrées » mettant en scène
deux femmes dont l'une se voit attribuer certains codes esthétiques et
vestimentaires plutôt masculins, tandis que l'autre possède tous les
attributs de la féminité. Exemple, la publicité pour la marque d'alcool
Cutty Sark (Espagne) ou de prêt-à-porter Kenar (États-Unis). C'est
ainsi qu'en jouant sur l'ambiguïté des codes cosmétiques et ornementaux
du genre féminin et masculin, le modèle de la dernière campagne pour
Chaumet (Stella Tennant) semble séduire son double masculin dans un jeu
de face-à-face. « En fait, personne ne se pose véritablement la
question de savoir ce qu'est une femme en dehors de son rapport à
l'homme. Il semble que la féminité dans la création publicitaire ne
puisse se concevoir en dehors de l'étreinte ou de la relation
narcissique à soi-même », conclut Anne Meaux, consultante en innovation et stratégies de marques.
En savoir +
> www.commercialcloset.org
> www.media-g.net
> Les Deux Amies. Essai sur le couple de femmes dans l'art, de Marie-Jo Bonnet, Éditions Blanche, 25 E.
Stéphanie Kunert et Valérie Mitteaux
13-07-2006
Met-Art : Morceaux choisis...
Il y aura toujours des détracteurs de ce genre de sites (et de démarches), mais les photos publiées sur Met-Art, qu'elles soient kitshissimes ou terriblement envoûtantes (l'un n'empêchant pas l'autre), restent souvent parmi les plus délicates de ce type de production photographique "en série"... et à but lucratif, ne l'oublions pas...




Contactez-moi si vous souhaitez recevoir ces photos dans leur taille originale.
03-02-2006
Dossier spécial Maisons closes
Rendez-vous sur Complicités féminines 2...
pour admirer des oeuvres de Picasso, Renoir, Toulouse-Lautrec...
22-01-2006
Dossier spécial : Picasso
Un dossier spécial Picasso sur Complicités féminines 2: 6 illustrations inédites.
Cliquez ICI
21-01-2006
Complicité et amour au féminin à la Renaissance
Extrait d'un entretien avec Marie-Jo Bonnet, la spécialiste française de l'histoire des relations entre femmes.
"À partir du XVIe siècle, et sur l'exemple de Sappho,
on voit donc apparaître des figures qui vont transgresser le modèle
patriarcal et essayer de vivre une véritable pratique amoureuse entre
femmes ?
M.-J. B. - Oui, et ce qui est très intéressant, c'est de
découvrir le lesbianisme dans deux classes sociales, très
éloignées l'une de l'autre. La première est l'aristocratie,
où règne une liberté assez grande, beaucoup plus grande
qu'aux xviie et xviiie siècles ; Brantôme, avec ses Vies des
Dames Galantes, est le principal observateur de ce phénomène.
Il raconte énormément d'anecdotes sur les « dames qui
font l'amour et leurs maris cocus ». Mais Brantôme, en dépit
de toutes ses informations, conclut son livre en affirmant que les femmes
ne se servent de ces plaisirs que comme amuse-gueule, car rien ne vaut le
plaisir donné par l'homme. Dans l'aristocratie, bien sûr, toutes
les femmes devaient se marier et faire des enfants pour transmettre le patrimoine,
ce qui ne les empêchaient pas d'être relativement libres dans
un cadre de privilège aristocratique.
La seconde, et c'est la découverte la plus intéressante,
est la classe paysanne. Des femmes s'y sont mariées entre elles.
Deux informateurs rapportent ces faits. D'une part Montaigne, dans son Voyage
en Italie, qui raconte que sept ou huit filles ont été pendues
parce qu'elle s'habillent en homme et préférent vivre leur
vie de par le monde plutôt que de se remettre en état de fille.
C'est dans Montaigne, que tout le monde a lu ! C'est dire à quel
point les historiens ne trouvent que ce qu'ils cherchent. Montaigne raconte
qu'une de ces filles, qui s'appelait Marie et gagnait sa vie au métier
de tisserand, avait rencontré une femme et l'avait épousée,
habillée en homme. Dénoncée, elle a été
arrêtée, jugée et pendue. Sa compagne n'a pas été
inquiétée ; elle n'avait pas d'importance puisque femme, elle
ne transgressait pas son rôle. Qu'elle ait consenti à ce mariage
en connaissance de cause n'a pas été retenu contre elle. Au
xvie siècle, en même temps que l'humanisme, il se met en place
une hiérarchisation des sexes. Cette hiérachie existe encore
aujourdhui dans les mentalités, malgré les principes démocratiques.
- Trouve-t-on des paroles féminines au XVIe siècle ?
M.-J. B. - Oui. Louise Labé et son amie Clémence de Bourges. J'ai également trouvé un poème de Pontus de Tyard appelé Élégie d'une dame énamourée d'une autre dame. Ce poème, de trois ou quatre pages, mériterait une analyse fouillée. Mais c'est au xviie siècle que l'on trouve les premiers vrais écrits."
Retrouvez l'intégralité de l'entretien en cliquant ICI.
L'homosexualité féminine illégale...
Jean Papon est le compilateur du Recueil
d'arrests notables des cours souveraines de France (Paris, 1565). Je cite sans
embage le passage du livre Sœur Benedetta, entre sainte et lesbienne par Judith
C. Brown qui reprend elle-même Jean Papon et l'article de L. Crompton, "The Myth of Lesbian Impunity : Capital Laws from 1270 to 1791" du Journal
of Homosexuality, 6, automne-hiver 1980-1981, pp.11-25. Sous la rubrique "De luxure
abominable", et flanqué de la sentence marginale "Femme luxuriant
avec une autre femme doit mourir", Jean Papon cite l'unique cas de deux
amies qui l'ont échappé belle en 1533, grâce à l'insuffisance des témoins à
charge :
« Deux femmes se corrompans l'une l'autre ensemble sans masle, sont punissable à la mort : & est ce delict bougrerie, & contre nature, L. foedissimam. in princip. Selon l'une des lectures d'Accurse. C. de aldulter. Cyn. Tient ceste interpretation, dit qu'il se trouve femmes tant abominables, qu'elles suyvent de chaleur autres femmes, tout ainsi ou plus, que l'homme la femme. Et de ce furent accusées Françoise de l'Estage, & Catherine de la Maniere. Contre elles y eut tesmoins ; mais pour autant qu'ils estoient valablement rapprochez, l'on ne peut [put] sur leur deposition les condamner à mort. Et seulement pour la gravité du delict furent prinses les depositions pour indices, & sur ce lesdites femmes condamnees à la question par le Seneschal des Landes, & par arrest depuis eslargies. »
" Sapho surnommée Lesbia, du lieu de sa naissance, (sçavoir de l'Isle de
Lesbos, dicte de Methelin, située en l'Archipelague, & usurpée par les
Turcs sur les Venitiens depuis cinquante ans) est l'une des premières qui à
praticqué cette science, & par moyen acquis en ses jours si loüable renom,
que les Romains erigerent en memoire d'elle une statuë de Porphire richement
ouvrée. Strabon mesmes faict tel cas d'elle, qu'il tient qu'il n'y a femme qui
luy puisse estre parangonnée pour le faict de la Poësie, ce qu'Eustathius a
aussi approuvé en ses commentaires de Dionysius. Et de faict bien peu de sortes
de carmes se trouveront, où elle n'ait esté fort excellente. Cela m'a induict à
representer son pourtraict, que j'ay tiré d'une Medale antique par moy apportée
de la mesme Isle : la pareille de laquelle fut donnée avec plusieurs autres, au
Baron de la Garde, lors Ambassadeur pour le Roy de France en Constantinople,
par le premier Medecin de Sultan Soliman. Elle estoit fort experte en la
composition des vers Lyriques : ce qu'elle a demonstré en plusieurs Epigrammes,
Elegies, & plusieurs autres livres, la plus-part desquelz ont esté
traduictz de Grec en Latin : & les autres ont esté perduz par la negligence
de noz ancestres, ou bien par la destruction tant des citez & villes
d'Italie, que de l'Isle Lesbienne. Elle inventa aussi une sorte de vers, qu'on
appelle Sapphiques, à cause de son nom.
[…]
Compaignes de Sappho.
Ce qui a donné couleur à cette supposition, est qu'on lit qu'elle eut
pour amyes & compaignes quelques femmes, à sçavoir Anagore, Milesienne,
Gongyle de Colophon, Eunique de Salamis, Erymne & plusieurs autres: mais
qui voudroit de là tirer quelque presumption du crime detestable à elle imposé,
faudroit par mesme moyen confesser que l'autre Sappho, qui avoit aussi bien des
compaignes que nostre Lesbienne, seroit coulpable d'une telle & si
execrable abomination, & generalement toutes les femmes qui se trouvent en
bandes & compaignies. C'est doncques faire tort à nostre Sappho, ainsi la
calanger mal à propos, sans deuë & legitime occasion, puis que le divin
philosophe Platon a eu en singuliere admiration tant la dexterité &
vivacité d'esprit, dont elle estoit doüe, que la profonde sagesse, qui la
faisoit resplendir tant par dessus le reste des femmes que des hommes, quelques
habiles qu'ilz fussent."
Thévet André : les vrais pourtraits et vies des hommes illustres grecs, latins et payens, recueilliz de leurs tableaux, livres, médales antiques et modernes A Paris par la veuve I. Keruert et Guillaume Chaudiere Rue St Jacques 1584 Avec privilèges du Roy, Réf B.N.F. Microfilm M-16932.
Illustrations: 1) Persée délivrant Andromède, par G. Vasari (regarder le détail en bas à droite); 2) Jupiter déguisé en Diane et Callisto, par Bernard Palissy; 3) Jupiter déguisé en Diane et Callisto, par B. Veli; 4) Jupiter déguisé en Callisto, par Milan, d'après Primatice; 5) Deux femmes s'embrassant, par P. Liberi; 6) Sappho, par Pollaiolo.
Lire également le dossier spécial Callisto publié sur Complicités féminines.
Pour en savoir plus, consulter également L'Homosexualité dans l'imaginaire de la Renaissance, par Guy Poirier.
11-01-2006
Louis Icart
Un dossier spécial en anglais,
simplement parce que je n'ai pas trouvé suffisamment de sources
françaises sur ce graveur, manifestement plus connu outre-atlantique
qu'en France.
Louis
Justin Laurent Icart
1888-1950
Louis Icart was born in 1888 in
Toulouse, France. He began drawing at an early age. His move to Paris is
believed to involve his aunt, she owned a fashionable millinery shop called
Maison Valmont. While visiting the Icart family saw young Louis’ work, was very
impressed, and brought him to the Paris.
Icart started his career in a studio
that produced sexy postcards of the type the French were famous. His first job
was to make copies of existing images, but he soon began designing original
works. He successfully submitted his original works to magazines and was
commissioned to design covers for La Critique Théâtrale.
Icart enjoyed rapid acceptance as an
illustrator of catalogues for fashion houses, and in 1913 he was invited to
exhibit at the Salon des Humoristes.
The tradition of fine art etchings of
beautiful women became popular in France with artists like Paul-César Helleu
and Manuel Robbe. Icart learned the technique of etching on copper and took the
art to new heights. Combing his understanding of fashion, his obvious love of
beautiful women, and understanding the commercial value of his work Icart
became one of the most popular artists of his time.
Icart met his second wife Fanny in
1914; she became his most popular model. She was an artist in her own right and
a ravishing blonde beauty. He was drafted into the military in World War One;
he became a pilot and flew combat missions. He sketched constantly during the
war and did many etchings with patriotic themes.
Icart is known worldwide for his
etchings, it is believed he created more than 500 etchings in his lifetime. He
also illustrated more than thirty books, many extremely erotic, and became an
accomplished painter as well. He had several distinctive styles over the years,
which are mostly expressed in his color palette. Many of his early paintings
are moody, with use of browns, gold, and reds. As the times became brighter so
did his paintings. In 1920 he exhibited at Galerie Simonson in Paris, and
received mixed critical revues. Icart’s work was influenced by the
Impressionists, like many other painters he took what he needed from them and
used it in communicating his own vision of his times. His paintings are very
personal and less commercial than his etchings; they were created for his own
pleasure and not specifically intended to reach a large public audience. He
exhibited frequently in Parisian galleries and several times in New York.
In 1922 Louis and Fanny Icart traveled
to New York City for his first American exhibition. The exhibition was at
Belmaison a gallery at John Wanamaker’s department store, and the exhibit later
moved to Wanakamers in Philadelphia. He exhibited fifty oil paintings, and was
met with mixed reviews.
In 1932 the Louis Icart Society, an
organization created to market his etchings, exhibited a collection of
paintings called “Les Visions Blanches.” They were shown at the Metropolitan
Galleries in New York, many of the canvases were subjects similar to his
popular etchings. Because Icart himself did not attend the exhibition it did
not attract much publicity.
After the German invasion in 1940,
Icart turned to a more serious subject. Her executed a series of paintings
documenting the horrors of the occupation. This collection was called L’Exode,
Icart like many of his countrymen fled Paris; these works chronicle that
exodus. In the 1970s, when a renewed interest in Icart’s work was taking hold,
a group of these paintings, along with several large earlier works were
discovered in an attic storage facility of a Paris art academy, a sort of
graveyard of forgotten art.
Icart captured the romance of Les
Années Folles. His unabashed eroticism, and his incredible prolific nature
gained him world renown and made him quite wealthy. From 1930 he lived in a
magnificent house in Montmartre with a breathtaking view of Paris.
With the resurgence of interest in the
Art Deco period, Icart’s works have enjoyed an unprecedented revival. There are
several books in print on the artist. Louis Icart is one of the most recognized
artists specifically identified with Art Deco, he is included in this
collection in order to draw attention to his paintings, any collection of works
of this period would be lacking without Icart’s inclusion.
Mulholland Drive
Réduire Mulholland Drive à une histoire d'amour entre deux filles, c'est à coup sûr passer à côté de ce petit chef-d'oeuvre.
Le dernier film de David Lynch, sorti il y a déjà quelques années, est construit comme un polar, autour de deux personnages principaux, dont l'un est une jeune provinciale blonde qui rêve d'être actrice à Hollywood, campée par Naomi Watts, et l'autre une jeune femme brune, énigmatique, campée par Laura Elena Harring.
David Lynch filme la rencontre fortuite des deux jeunes femmes et la manière dont leurs destins respectifs vont en être affectés. Pour ceux qui n'auraient pas encore vu le film, je n'en dis pas plus.
Pour ceux qui l'ont déjà vu, je tiens simplement à dire qu'il ne faut pas sys-té-ma-ti-que-ment chercher un sens, une logique ou une intrigue aux films de Lynch. La logique, c'est justement qu'il n'y en a pas, puisque Lynch lui-même n'est pas en mesure de la formuler. Son univers est métaphorique: c'est un théâtre de marionnettes où spectateurs et personnages se font, de toute manière, manipuler jusqu'au malaise.
La scène d'amour magnifique (peut-être superflue?) du film, mettant en scène les deux jeunes femmes (sans aucune vulgarité), coïncide avec un point de non retour : une sorte de fusion des deux personnages, qui s'admirent et s'aiment mutuellement, au point, d'ailleurs, de vouloir échanger leurs identités... La musique envoûtante d'Angelo Badalamenti contribue sans doute à faire de cette scène (que certaine filles autour de moi ont quand même qualifié de "malsaine"!!!) une réussite... Mais tout est subjectif...
Une deuxième scène, plus provoquante, intervient vers la fin du film, qui marque la fin de l'entente entre les deux jeunes femmes. Ensuite, l'intrigue perd en cohérence (apparente) et le dénouement s'accélère...
Voir la deuxième scène (format compressé) : Mulholland_Drive.wmv
07-01-2006
Les dessins de Camille
Le blog de Camille vous réserve des surprises: l'érotisme croqué par une artiste pleine de mordant, d'ironie et de poésie... Visitez son blog !
Vous pourrez voir d'autres de ses dessins sur Complicités féminines 2.

Vivement Pâques...
La liberté de ton de ma cousine Aglaë choquait la plupart des membres de notre famille si bourgeoise.
Nora ne pouvait pas s'empêcher de se demander si Marie-Chloé était encore vierge.
Mais voyons Jean-Pierre, arrête de dire des bêtises! Comment pourrais-je faire l'amour avec un autre homme que toi ?!
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